août ; chasse || together as one ⁍ sylvia || terminé
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L'Ecossais tentait de marcher le plus discrètement possible, scrutant l'environnement. Il n'avait plus le choix, il le savait : les baies n'étaient pas suffisantes pour subvenir à ses besoins. Il devait commencer à chasser.

Le plus étrange dans cette situation, c'est que Foster avait finalement cette sensation de vivre réellement qu'il avait toujours recherchée. Mais il n'aurait jamais pensé que ça viendrait dans de telles circonstances, ni avec tout ce que cette situation apportait.
Il se sentait stupide et naïf, le dégoût et l'amertume à l'idée d'avoir inconsciemment espéré pour quelque chose comme ça.
(un pauvre gosse perdu et inconscient, malmené par trop d'interrogations sans réponses. voilà ce qu'il était. et il ne pouvait plus passer son temps à se voiler la face. il devait évoluer, s'adapter, se débrouiller. il n'avait pas le choix. la liberté qu'il avait était putride, illusoire, inutile. )

Un soupir lui échappa, malgré lui. Il devait s'habituer à l'idée de tuer - des animaux, mais il ne savait pas si ça ne resterait que ça. Rien que d'y penser, cela lui donnait la chair de poule.
Mais il y était décidé. Alors, il le ferait, peu importe ce que ça lui coûtait. Il s'avança peu à peu, s'approchant de la forêt en observant les ombres. Ses oreilles bourdonnaient, troublant les sons qu'ils tentaient d'analyser. C'est pourquoi il fut surpris lorsque son regard tomba sur un animal, bien plus proche que ce à quoi il s'attendait - mais toujours loin d'être à sa portée. Il saisit le couteau de cuisine qu'il avait glissé dans sa poche, tandis qu'il tentait de rassembler ses maigres connaissances pour identifier l'animal. Il était... étrangement mignon - une fourrure marron et noire, de petits yeux vifs et intelligents.
Un quickhatch.
Foster retint un juron : il avait déjà entendu d'autres adolescents se plaindre qu'ils étaient difficiles à attraper, et l'animal était connu pour être parfois très dangereux. C'était bien sa chance.
Il n'avait plus qu'à espérer être tombé sur un spécimen pas trop.. hargneux.

Il décida d'essayer de se cacher dans les buissons, et ensuite.. Il aviserait. Il parcourut un arc-de-cercle, avec des gestes excessivement lents, puis s'agenouilla et se glissa derrière l'un d'eux.
Et son épaule heurta quelqu'un.
Retenant de justesse une exclamation (extrêmement virile) de surprise, le jeune homme se retourna prestement vers la personne à ses côtés. Elle semblait plus jeune que lui, pâle et les traits tirés - comme tout le monde ici, le regard aiguisé.
Il y eut quelques secondes de flottements, et la seule chose que l'Ecossais finit par murmurer en anglais, avec son accent bien reconnaissable, fut :

« On partage ? »

La meilleure phrase pour débuter une collaboration. Enfin, vu l'énergumène, il valait mieux ne pas s'attendre à grand-chose.
Et il savait qu'il aurait probablement besoin d'aide pour attraper cet animal, même s'il n'avouerait jamais que c'était le cas. Autant prétendre qu'il avait jugé que la situation était trop complexe pour s'attirer des emmerdes.



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Mar 23 Aoû - 13:26


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Les sens à l'affût, elle scrute les horizons. Le regard se perd dans cette végétation décrépie, cette déliquescence florale. Le cœur est incertain. S'avance finalement la silhouette fébrile, dans l'incapacité de faire marche arrière. Le nécessaire l'accompagnant, les doutes persistent pourtant. Beaucoup de et si, de comment. Démons méphistophéliques  s'amusant à la faire tourner en bourrique. Aspiration première que de survivre, sont ignorées les supplications de l'esprit. Prouver à soi-même qu'on vaut mieux que ça, prouver à soi-même qu'on ne représente pas forcément l'étiquette dont on est affublé dès la naissance. Prouver à soi-même qu'on peut changer, prouver à soi-même que tout n'est pas irréversible. S'acquérir de cette indépendance si longtemps recherchée, s'acquérir de ces faits et mérites que de vivre aux dépends de personne. Elle ne pouvait continuer à s'appuyer si fortement sur Eliott, médiateur et gardien de ses bêtes noires depuis bien trop longtemps. Il fallait qu'elle démontre aux autres qu'elle était fille de bourge, oui, mais pas que -surtout qu'au final, cela ne voulait absolument rien dire- ; la volonté de vivre -survivre- crépitant au sein de son âme.

La rythmique de la démarche s'accélère. Défilent, sous le regard nonchalant de la demoiselle, verdures quelconques au fur et à mesure qu'elle s'insinue au cœur de la Forêt. Les repères se perdent alors, s'oublient, se noient. N'est présente qu'arborescence se ressemblant, partout, encore, toujours ; troncs énormes aux tailles démesurées, racines monstrueuses sur lesquelles les jambes se butent. Le corps bascule alors, chaire contre terre, peau contre boue ; un juron est lâché. Les genoux sont écorchés, les mains sont égratignées ; se poursuit pourtant l'expédition, disgrâce que de revenir les mains vides. Les branches craquent sous les talons, l'afflux sanguin tambourine contre la poitrine, la respiration se saccade. Juste en face d'elle. Déglutition nerveuse. Les doigts s'en viennent doucement quérir l'arsenal ; se resserrent machinalement contre le manche.

Enveloppe corporelle épousant une nouvelle fois Mère Nature, elle observe alors la bête se nourrir d'une charogne à l'odeur répugnante. Occupé par cette dernière, la demoiselle se meut silencieusement, en quête d'un rapprochement physique. Les doigts noueux serrés contre l'arme, la paume transpire, anxieuse et inquiète. Elle rampe alors, doucement, lascivement ; la distance se raréfie. Se créent lentement un plan dans l'encéphale nerveuse. Poitrine, cou, pattes. Lame s'enfonçant profondément dans la chair animale, avant d'être retirée et de nouveau insérée à un endroit différent. Parviendra-t-elle seulement à se rapprocher davantage ? Le cœur sursaute alors, surpris d'un contact physique avec un semblable ; un humain, où faune et flore étaient ici prédominantes. Le visage n'ose confesser sa frayeur, les traits s'en chargeant à sa place. La poitrine tambourine à une allure folle ; le regard est meurtrier. L'animal les a-t-il repérés ?

⚊  La prochaine fois, crie davantage, peut-être qu'avec un peu de chance, tu parviendras réellement à attirer leur attention.

Le ton était méprisable. Sarcastique. Le bougre semblait néanmoins inoffensif et le problème résidait particulièrement sur ce dernier point. Était-ce censé que de faire confiance au premier venu ? La question était rhétorique. Bien sûr que non, jamais Ô grand jamais. Mais  qu'importe la manière dont elle retournait la pensée, le dénouement et la conclusion restaient similaires : elle ne pourrait tuer la bête seule. Pas maintenant, pas tout de suite, mœurs et éthiques omniprésentes dans l'esprit de l'Anglaise. La proposition fut alors acceptée, d'un hochement de tête.

⚊ Ça sera une première pour moi. Cette chasse, je veux dire.

Autant l'annoncer dès le départ, pour qu'il ne s'attende à rien d'exceptionnel de sa part. L'accent du jeune homme était étrange, singulier, prononcé ; quelque part amusant. Elle ne saurait dire, par contre, d'où il venait. Mais les questionnements de ce genre n'avait pas leur place au sein de la conscience.

⚊ Il est occupé à se nourrir, donc actuellement négligeant sur sa garde. Peut-être est-ce le bon moment ?





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Jeu 25 Aoû - 11:03
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Foster haussa simplement les épaules en guise de réponse parce que, pour le coup, il était un peu pris de court. Au moins, il était loin d'être touché par les paroles venimeuses et les voix enflées de mépris, donc un peu de sarcasme, ce n'était pas bien blessant. Et il refusait de la laisser lire l'angoisse qui régnait en lui, aussi fit-il attention à garder un air neutre.
De plus, si elle avait un sale tempérament, cela pourrait s'avérer amusant par la suite. Même si il restait possible que le stress de la situation empire ses réactions habituelles et qu'elle ne soit, en fait, pas si désagréable.

Finalement, l'inconnue se décida à hocher la tête et parler de nouveau.

« C'est aussi ma première chasse. » se contenta-t-il de souffler.

Il n'y avait plus qu'à espérer que leur inexpérience commune ne fasse pas d'eux des boulets monumentaux. Enfin, Foster avait un avantage : il avait de bonnes capacités physiques, même si actuellement, il était loin d'être au meilleur de sa forme.

Il hocha la tête à la déclaration de la jeune femme, et poursuivit :

« Je vais faire le tour, ça sera plus simple si on l'attaque de deux côtés différents. »

Sans attendre de réponse, il se redressa légèrement, rangea son couteau, et tenta d'aller à peu près en face de leur position initiale, restant à couvert sous les fourrés et faisant bien attention à ne pas faire crisser ou craquer quoi que ce soit.
Cela lui prit un peu plus de temps, mais il savait que c'était bien mieux comme ça - il connaissait la différence entre impulsivité et stupidité.

Et, une fois arrivé au bon endroit, il commença à se diriger lentement vers leur proie, restant autant à couvert que possible. Il comptait attraper et immobiliser l'animal - pensant être plus athlétique que la jeune femme, et la laisser faire le reste tandis qu'il le tenait.
Il n'y avait plus qu'à voir si cela fonctionnerait.


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Sam 27 Aoû - 0:06


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Inexpérience mutuelle, complications inopinées ; le cerveau s'agite. Les craintes redoublent, le tracas s'installe. La bête semblait si inoffensive, paisiblement affublée à se remplir l'estomac. Jamais elle n'aurait cru un jour teinter ses mains de vermeille. Ôter la vie était une tâche ardue et complexe, qui était-elle donc pour se penser juge de l'existence d'autrui ? Elle déglutit, amère et confuse, assiégée par les remords d'un acte qu'elle n'avait pas encore commis. L'homme étoilé d'éphélides disparu alors dans la végétation, après avoir murmuré quelques mots.

⚊  Sois prudent.

Qu'elle murmure entre ses dents. Les pires scénarios possibles s'enchaînaient dans l'encéphale de l'Anglaise, sans qu'elle ne puisse les arrêter. Lèvre inférieure mordue, elle l'observe se mouvoir en silence avant qu'il ne disparaisse définitivement de son champ de vision. Le regard se porte alors sur l'animal, pour surveiller -éventuellement les assurer également- les arrières de cette nouvelle connaissance. Les secondes semblaient horriblement longues, aussi elle commença à s'inquiéter et se préparait mentalement à devoir, à son tour changer de position, pour vérifier l'état du rouquin. Surgit pourtant, après quelques minutes, une masse informe et rougeâtre du buisson ; toujours en vie, sain et sauf.

La demoiselle l'imite alors dans sa démarche, aussi minutieuse et prudente que celui-ci. Fragrance ne pouvant malheureusement être dissimulée, voilà que la  bête relève la tête, maintenant alertée de sa présence. L'arsenal tenu étroitement dans sa main droite, Sylvia s'élance alors maladroitement vers la créature qui s'apprêtait à s'enfuir, réussissant, par une quelconque bénédiction, à planter la lame toute entière dans le corps de la bestiole avant d'être violemment bousculée par un coup de celle-ci. Poussée d'adrénaline parcourant son enveloppe corporelle, la douleur est momentanément oubliée ; laissant simplement place à cette irrémédiable envie d'en finir, une bonne fois pour toutes. L'arme blanche est récupérée, tant bien que mal, avant de s'enfoncer une nouvelle fois dans la chair de l'animal, cette fois-ci, plus au niveau de ses pattes. Le cri de douleur poussé par celui-ci lui feint presque le cœur. Presque. Son abdomen souffrait. Elle ne s'y attendait pas.  





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Dim 28 Aoû - 11:38
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Désormais, il fallait agir vite.
Très vite. réalisa-t-il lorsque l'animal perçut leur présence. Surtout que les mouvements de la jeune femme semblaient un peu gauches - manifestement, elle n'était pas habituée ni entraînée à se déplacer de cette manière. Il accéléra donc le mouvement, et surveilla son acolyte qui décida d'attaquer l'animal. Un coup de couteau, elle fut bousculée et perdit l'équilibre (il serra la mâchoire), un nouveau coup, plus proche d'une patte avant. Et un cri, déchirant, de la part de l'animal.
Foutue sensibilité. songea l'écossais tandis que son cœur devenait lourd - il crut apercevoir la même réaction apparaître dans les traits de sa complice, mais n'en était pas sûr. Mais il n'avait pas le temps - de s'attarder, d'hésiter, de penser -, alors il effectua les derniers pas qui le séparait de la lutte. Sans réfléchir, il s'assit sur l'animal qui gesticulait en tentant d'atteindre la jeune femme, le coinçant entre ses jambes, puis tenta de récupérer le couteau.
Le quickhatch bougea brusquement la tête, et lui mordit la main, crocs plantés dans la chair, alors qu'il tenait le manche de l'arme. La douleur, aiguë, semblait transpercer sa main, et il ne put retenir un juron.
L'animal semblait bien décidé à ne pas lâcher, et le jeune homme se demanda pourquoi il n'avait pas repris son couteau pour finir le travail plutôt que de tenter bêtement de réutiliser celui-ci.
Prenant une profonde inspiration, il fit quelque chose qui était possiblement encore plus stupide : de sa main libre, il décocha un coup de poing dans la tête de l'animal, qui lâcha prise. Non sans laisser une grande trace de ses crocs le long de la main. Cette fois-ci, dents serrées, l’Ecossais ne jura pas. Et, de sa main intacte, il saisit la gueule de l'animal par le bas et fit de son mieux pour la tenir fermée, et proche du sol, puis jeta un coup d’œil à sa nouvelle connaissance.

« Désolé, mais tu vas devoir finir le boulot. »

Et il se rappela qu'elle lui avait murmuré d'être prudent. Ha. Prudent et Foster, ça n'allait pas de paire.
Au moins, il arrivait toujours à masquer son anxiété et son inconfort. Il était devenu un véritable professionnel dans ce domaine.


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Dim 28 Aoû - 15:50


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Panique s'emparant de ses pensées ; le cerveau cogite, les membres tremblent. Tout s'était passé trop vite, elle n'avait pas eu le temps d'assimiler correctement les dernières actions, la lutte bien trop brusque et violente pour qu'elle n'en saisisse l’entièreté. Elle déglutit longuement lorsque ses prunelles partirent à la rencontre de la main ensanglantée du jeune homme. Achever la bête, qu'il lui demande. L'Anglaise ne peut se retenir de pousser un soupir, elle qui pensait pouvoir s'échapper de cette corvée pénible. Elle s'approche prudemment des deux êtres esquintés, en lançant une œillade incertaine au rouquin, demande implicite dans le but de savoir s'il maîtrisait dorénavant la situation. Nul doute qu'elle ne voulait subir le même sort.

Inspiration retenue, elle détourne le regard et plante l'arsenal au sommet du crâne. La sensation est désagréable, répugnante ; à travers les vibrations de la lame, elle pouvait sentir l'ossature craquer, les fibres se déchirer. Elle pouvait ressentir la lame atteindre le cerveau, s'enfoncer davantage jusqu'à disparaître définitivement dans l'organisme de la carcasse, morte. Elle relâcha prestement sa prise autour du manche et ferma les yeux, repoussant comme elle le pouvait, les hauts-le-cœur et les nausées imminentes.

L'attention se reportant sur son interlocuteur, elle considéra silencieusement sa blessure, sûrement douloureuse au vu de la tête crispée du  propriétaire. L'encéphale médite, se tâte, délibère. La silhouette s'avance alors, elle se rapproche, s'agenouille à ses côtés et s'en va quérir du  couteau de son détenteur.

Je te l'emprunte.  

L'arme part finalement à la rencontre du textile. Se découpe un assez grand morceau pour faire office de bandage officieux et le canif posé au sol, Sylvia s'attarde à panser la blessure de son camarade comme elle le peut. Les doigts noueux, la manœuvre effectuée est bancale mais cela suffirait, pour le moment.

⚊ Portons-le jusqu'au Complexe.

Qu'elle articule, la voix faiblarde, en désignant l'autre corps jonché à proximité. La main passe brièvement dans ses cheveux et le corps se relève.

⚊  Sylvia.





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Dim 28 Aoû - 16:26
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Foster comprenait le soupir de la jeune femme; mine de rien, ça lui enlevait une épine de pied de ne pas avoir à mettre fin aux jours de l'animal. Il maintient sa prise, tout en observant attentivement la bête dans le but de deviner si elle ferait un mouvement brusque et le bloquer, et hocha la tête lorsque son acolyte lui lança un regard.
Il ne la regarda pas mettre fin aux jours de l'animal, et ne fit aucun commentaire sur le malaise visible sur son visage par la suite. Il aurait probablement été dans le même état, de toute façon.
Finalement, le jeune homme put relâcher le glouton, détendre un peu ses muscles - il se redressa, sans se relever, et entreprit d'inspecter sa main sous toutes les coutures et de la bouger un peu, sans la toucher. C'était pas beau à voir, et encore, le sang lui gâchait la vue.

Puis, sa nouvelle connaissance s'approcha et prit le couteau qu'il avait remis dans sa poche, et fit ce qu'elle pouvait pour effectuer un pansement de fortune, suffisant pour compresser légèrement la plaie. La manœuvre fut un peu douloureuse, et surprit l'Ecossais, mais il n'en montra rien.

« Merci. » souffla-t-il simplement.

Il se contenta de hocher la tête à la directive suivante - ainsi, découper l'animal et partager les parts serait plus simple. Puis, il récupéra son couteau, et suivit l'exemple de la dénommée Sylvia en quittant finalement la position assise.
La tension commençait peu à peu à quitter son corps, et ce fut avec un ton nonchalant qu'il répondit « Foster. ».

Puis, après quelques secondes de silence, il rajouta un « On s'est pas trop mal débrouillés pour une première fois. », et se décida finalement à s'approcher du cadavre pour le transporter.



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