Dans le cochon on mange tout, HOU !
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Âme solitaires
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Localisation : Dans le complexe ! *facepalm*
Mer 7 Sep - 9:39



Et si un jour, le cerveau pouvait déconnecter ? Redémarrer sur un fonctionnement tribal. Retour à l'âge de pierre. Pan ! Manger. Dormir. Survivre.

Les jours se faisaient plus frais. Les nuits tournaient au froid, chaque fois plus intense. Après les courts passages d'ombre qu'il avait connu à son arrivée, les sept heures de disparition du soleil paraissaient maintenant des plus longues. Le russe, à l'image de cet accroissement de l'obscurité -ou peut-être parce qu'il croisait moins sa Sue, ces derniers temps- se faisait plus sombre.

Vous allez me dire que c'est cliché. Oui, mais voilà... Quand on est dans cette atmosphère absolument unique d'isolement, quand on se retrouve coupé de tout dans le complexe, on ne peut pas toujours être optimiste. Il ne voyait pas tant la mort et la stérilité dans leur survie. Mais il n'avait pas non plus des tonnes d'idées pour se sortir de ça. Pour sortir les autres, de ça.

Alors il continuait sa routine, son petit train-train habituel. D'ici quelques temps, peut-être, les adolescents décideraient de s'organiser, de s'entre-aider. Sûrement, l'ambiance se ferait alors plus légère ? A moins qu'elle ne soit plombée par des querelles intestines qui pourraient leur être fatales. Pour le moment, il fallait continuer à manger.

Le style se faisait plus sauvage. Ses vieilles pompes, des baskets larges de skatteur, déjà tassées lorsqu'il était arrivé, avaient depuis longtemps rendu l'âme. Il ne s'était pas résolu tout de suite, mais à force de courir comme un dératé pour oublier le reste, à force de ces petits footings quotidiens qui paraissaient sans incidence, il s'était mis à avoir des douleurs terribles au niveau de la voûte plantaire. Alors Stas avait finalement pioché dans les bottes qu'on leur avait fournis en Juillet.

Sans compter les vêtements qui, même lavés à l'eau froide du lac et au savon du ravitaillement, prenaient des couleurs de plus en plus ternes. Tâches et déchirures apparaissaient en masse sur chaque jeans et T-shirt. Sa veste en cuir était encore épargnée, pour le moment. Enfin, il y avait son sac de cours qui était plus brun aujourd'hui qu'il n'avait été noir par le passé. La terre... Le sang d'animaux morts transportés dedans.

Aujourd'hui c'était pire. C'était pire parce qu'il n'allait pas pouvoir emporter sa prise aussi facilement. En s'enfonçant dans la forêt profonde, à la recherche de baies ou bien de gibier, le garçon s'était retrouvé nez à nez avez une bête un peu plus volumineuse, en effet.


- пиздец ! (Piz diets) avait-il râlé avant de se mettre à courir.

Le sanglier s'était élancé à sa poursuite. Une charge, les défenses en avant. Le russe ne s'était pas affolé, quoi qu'il semblait s'enfuir. Trouver une zone, une souche, quelque chose qui fasse barrage. Ses yeux balayaient la forêt autour de lui à la recherche d'une aide propice. Deux arbres se resserraient. Stas sauta entre les deux, les épaules tournant à l'image des hanches pour s'enfiler dans l'espace restreint.

Son poursuivant se planta entre les deux en grommelant. Puis il entreprit de faire marche arrière pour se dégager, faire le tour, continuer sa poursuite. C'était sans compter qu'un homme était (un peu) plus vif qu'un cochon. Le russe avait contourné l'arbre le plus vite et s'était jeté sur l'arrière-train pour faire perdre l'équilibre à sa proie. Peine perdue... Trop lourd. Toutefois, l'animal était resté un peu pantois.

Ainsi, le garçon avait eu le temps de sortir son couteau de cuisine, celui qu'il trimbalait depuis son arrivée et qui, désormais, avait sa place dans une des bottes de l'adolescent. Le fourreau improvisé était à portée de main, facile. Le sanglier prit un coup dans les reins et poussa un hurlement strident. Puis il se remit à courir.

Encore ce jeu. Alors Stas fit mine de s'échapper, encore ! Il sauta par dessus un fourré dense, l'arme dans la main, et attendit le sanglier de l'autre côté. Celui-ci s'emmêla en passant à travers. Trois nouveaux coups : un dans l'épaule avant gauche et deux dans le flanc. L'animal faiblissait mais riposta d'un coup de défenses. Un bond en arrière pour l'esquiver.

Le garçon patienta. Le mammifère -pas lui, l'autre- ne tenait plus vraiment sur ses pattes. Il allait s'effondrer. Dès qu'il fut au sol, il se rapprocha en prévoyant encore une attaque. Il attendit de trouver une ouverture, puis acheva finalement la bête en plantant la lame au sommet du crâne. Dieu qu'il avait mis de la puissance dans ce coup... Et l'os lui avait paru sur le point de résister. Pourtant, il avait transpercé le cerveau.

Pause. Stas se laissa tomber sur les fesses et posa ses mains derrière lui pour reprendre sa respiration. Il lui restait à découper le bestiau pour l'emmener. Ou bien ... ? Il y avait là des branches souples, résistantes. Lui avait toujours dans une poche les lacets de ses défuntes baskets. De quoi confectionner une petite civière de fortune. Il le traînerait jusqu'au complexe.

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