Susan H. Shell || The butcher or the cattle.
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Inventaire:

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Âme solitaires
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Sam 25 Juin - 20:11
Susan Hariett

Shell
You can be the butcher or the cattle ; make your choice.
There is no fucking end.
Nom : Shell
Prénoms : Susan Hariett
Âge : Dix-sept ans
Date de naissance : 15 février 1999.
Lieu de naissance : Southmead Hospital, Bristol, Angleterre
Nationalité : Anglaise
Sexe : Femme
Orientation sexuelle : Hétérosexuelle
Invité en cinq mots : Droite, astucieuse, silencieuse, absente, déprimée.
Plutôt pacifiste, belliqueux, solitaire... ? : Susan aspire à une paix relative, loin d'être idéaliste. Elle se lasse de les conflits mais sait défendre ses intérêts. Elle se mêle à la foule mais a besoin de sa solitude.
T'es pas belle, Susan. On te l'a toujours dit. T'es pas moche, mais t'es pas belle. T'as un visage triangulaire, des yeux trop grands, un nez trop retroussé et des lèvres trop fines. T'es pas repoussante, mais t'es pas attirante. T'as une peau pâle, limite translucide, qui donne pas envie. Tes mains sont naturellement osseuses.
T'es pas belle, Susan.

On te reconnaît, de loin ; parce que t'as toujours gardé tes cheveux trop longs, et que t'aimes mettre des vestes trop grandes. T'as jamais accordé beaucoup d'importance à ton apparence, tu mets tout dans le charisme et la tenue. Du charisme, t'en as, un putain de truc à faire dresser les pois sur la nuque. C'est fort, impressionnant. Les gens te regardent rien que pour ça, pour cette prestance froide et hautaine. T'es un peu comme un fantôme qui rôde dans les rues et snob les mortels.
Tes cheveux, ils flottent au vent. Ils sont beaux, eux ; beaux et doux. Une longue crinière naturellement lisse, brune avec des reflets ocre lorsqu'ils sont au soleil. Tes yeux aussi sont beaux, d'un bleu clair qui seraient purs s'ils n'étaient pas ternes :
C'est dingue, de n'pas être jolie même avec de tels atouts. Sans ça, tu serai sans doutes vraiment laide. Même ton corps n'a pas été gâté ; t'as les fesses rebondies mais trop petites, la poitrine pas assez volumineuse. T'es petite, un peu trop maigre.
T'es pas belle, Susan.
T'as toujours eu une putain de force de caractère.
Un truc que tout l'monde n'a pas, un truc dément, hallucinant. Une force à faire trembler des immeubles, à retourner toute la terre du continent. La force qui fait qu'tu t’accroches même quand tu tiens qu'par un fil, mais aussi qu'tu creuse même quand t'es au fond du trou. Ton truc, c'est une motivation qui t'sauve comme elle t'enfonce, une obstination que rien n'arrête. C'est flippant, sans dec'. T'es pas quelqu'un d'optimiste, mais t'es pas quelque d'pessimiste. T'analyse les choses, t'es hyper terre à terre et tu réfléchis vraiment trop. T'as aucune imagination, t'as pas d'rêves rien, tu t'autorise que l'réel et le réalisable ; heureusement que t'es pas fermée d'esprit. T'as appris qu'on pouvait évoluée, et t'es ambitieuse. Y'a rien qui te résiste. T'as confiance en toi, en tes capacités, en ta force. Tu sais t'imposer, tu sais qui t'es. T'as aucun doutes sur toi-même et c'pour ça que t'es aussi posée dans tes réflexions et tes idées. On peut pas t'contrer, y'a aucune faille à souligner dans ton raisonnement de tarée.

T'as un côté égoïste – vraiment égoïste. T'cherches des noises à personne parce que les bagarres, ça te gonfle, ais t'aides personne et t'oeuvre pas vraiment pour la paix. Le malheur des autres t'y es pas insensible, mais t'éprouve pas particulièrement le besoin de les sauver. Tu passes avant tout l'reste, et tu fais rien si t'es pas sûre que ce soit dans ton intérêt ; c'est un truc pour survivre et pour gagner du temps. T'es pas hyper sensible et tu t'laisses pas plus amadouer que manipuler. T'es trop intelligente pour être bernée.
On s'demande si t'es quelqu'un de bien.
T'es pas quelqu'un de bien. T'es arrogante et tu méprise pas mal de gens – surtout les faibles. Tu les hais, ces cons qui s'laissent abattre et submerger par leur peine. T'as cette hargne qui te maintien la tête hors de l'eau, et tu comprends pas qu'les autres ne l'aient pas. Du coup, tu méprises et tu déteste beaucoup d'monde. T'as une rancœur effrayant contre l'univers entier, une haine qui te bouffe et fais de toi quelqu'un d'agressif.

T'es une fille plutôt calme. Limite placide. Quand t'agis, c'est dans l'ombre. T'aimes pas te montrer. T'as besoin de briller en gardant du mystère – t'aimes ça, tu soignes ton image. T'es pas mauvaise manipulatrice, tu connais bien les gens et t'sais leur faire miroiter ce qu'ils veulent. T'as pas vraiment de scrupule pour arriver à tes fins – faut servir ton intérêt. Te démerder seule. Tu regardes le monde autour de toi, mais t'hésites pas à l'ouvrir quand t'es pas d'accord. T'es pas conne cependant, tu préfères te taire pour pas avoir d'emmerdes. C'est le plus important ça, d'pas avoir d'emmerdes. Même si faut faire taire tes principes. Tout ça, autour de toi, ce complexe, ça te fout la rage. Mais c'pas encore assez pour que tu te rebelle – t'es pas une rebelle, t'es pas une guerrière. T'es une battante, mais pour ta survie. Tu préfères t'adapter au monde qui t'entoure plutôt que de l'adapter à c'que tu voudrais. Au fond, t'es sûrement un peu plus résignée qu'tu veux l'avouer – t'es trop fière pour ça. Trop fière pour avouer que t'es pas tout à fait c'que tu voudrais être.
T'as du mal à te remettre en cause. Toute ta vie, tu t'es battue contre ce qu'on t'imposait et faut avouer que ça commence à t'achever. Cet emprisonnement, ça t'as achevée. T'as fais tous ces efforts pour rien et c'est fatiguant. Mais t'as pas envie de t'avouer vaincue, t'en es pas capable, ça briserait toute l’estime que t'as de toi.
Au fond, t'es vraiment détestable, hein ? T'es horripilante, avec ton ironie à dix balles et ton sarcasme méchant. Ça fait du bien d'être méchant, ça libère. Souvent, t'es méchante avec toi-même, car même si t'avoues pas ton échec, t'as toujours eu la sensation d'être une merde. C'pas parce que tu te sens supérieure aux autres que t'es pas une merde. C'plus compliqué, plus complexe. Au fond, t'es p't'être vachement plus pessimiste que tu l'crois.
Yey ! Moi, c'est Haz, j'ai 17 balais et j'fais du rp de puis genre 5 ans., fondé ce forum et franchement, j'suis plutôt contente.
:''Dans la vie, y'a deux sortes de gens. Ceux qui ont de la chance, puis ceux qu'y'en on pas.''
C'est ce que t'as toujours entendu, depuis que t'es gosse. Dans la vie, y'a deux sortes de gens. T'as de suite très bien sût à quelle sorte de gens t'appartenais, toi. Tu faisais partie de la deuxième catégorie, sur laquelle ta mère crachait tout en en faisant partie.
Ceux qui n'ont pas de chance.
D'après elle – ta mère, c'était une putain de fatalité. Un truc qui s'accrochait à toi, qui te prenait aux tripes et qui te lâchait pas avant que tu sois six pieds sous terre. C'était pas une vision très optimiste, pas une idée très joyeuse : mais t'as grandi avec ça.
Ta mère, elle était pleine d'idées comme ça. Elle voyait les fatalités partout : dans sa pauvreté, son alcoolisme et dans l'infidélité de ton père. Toi aussi, au fond, t'étais sûrement un peu une fatalité. Elle te l'a jamais dis, mais ça se voyait bien, que t'étais pas la gosse la plus désirée. Faut dire qu'avec déjà deux gosses et pas un sous, il aurait fallut être bien barge pour refaire un gosse. Avant toi, y'avait deux autres bouches à nourrir, plus vieilles que toi. La première, June, avait déjà douze ans – et quand on est gamin, douze ans, ça fait très vieux. Ton frère, Mark, il avait que six ans – et ça faisait deux de plus que toi. C'était pas une enfance très intéressant, ni une enfance très saine ; mais y'en a pas beaucoup, des enfances saines. Et t'as pas été si malheureuse, parce que même si votre mère nageait pleinement dans sa dépression, vous vous éclatiez bien. Les rues pauvres de Bristol, quand on est gamin, c'est un putain de terrain de jeu : et vous y avez passé de bonnes années à faire les cons, Mark et toi.

Le truc, c'est qu'un enfant, ça grandi. T'avais jamais trop compris le principe, avant. Comme y'avait les riches et les pauvres, y'avait les gamins et les adultes. On évoluait pas, qu'elle disait, ta mère. Pourtant vous évoluiez, tous les trois. Rapidement, t'avais six ans, et t'entrais à l'école. Ça t'as fais tout bizarre, d'arriver à l'école. Y'avait plein d'autres gosses, et des maîtresses, des livres, des calculs. T'as appris à lire, à compter. T'as compris que tu pouvais apprendre, et que l'année prochaine, tu passerais dans une autre classe. T'as compris que dans la vie, on évoluait – et même si c'était un peu flou, au début, tu t'es rendu compte que ta mère disait de grosses conneries ; mais ça, ça c'est traduit plus tard. Là, t'avais six ans et t'entrais à l'école. À l'école, y'avait surtout d'autres gosses pauvres – et c'était un joyeux bordel. Vous aviez pas un très bon niveau et vous étiez pas tendre, mais c'était la joie. T'a tout de suite fait partie des caids, de ceux qu'on emmerde pas. T'as jamais racketté les autres, mais t'en as protégé aucun non plus. Les bagarres, ça te saoulait. T'étais à mille lieux de ça. Ton truc à toi, c'était les bouquins. La lecture, l'écriture, tout ça. T'aimais bien. T'apprenais bien.
T'as eu une enfance comme ça, aussi joyeuse que tourmentée. T'avais rien et t'avais tout, c'tait dingue, à te couper l'souffle. T'étais libre, t'avais tout le quartier à ta disposition – suffisait d'amadouer les plus vieux qui régnaient. T'as volé et t'as eu la sensation de voler, tu t'es élevée au dessus d'une misère que t'étais juste trop jeune pour comprendre.

T'as eu dix ans, t'as voulu partir dans l'même collège que tes copains. On t'a rit au nez, parce que le collège, t'avais pas le fric pour  le payer. Alors tu t'es retrouvée dans un machin miteux avec des brutes décérébrées. En même temps, ta sœur a eu vingt-deux ans et elle a quitté la maison avec son copain. Ça t'a ouvert les yeux, un truc violent, et t'as regardé ta mère avec une putain de pitié pendant qu'elle l'insultait. Elle l'insultait de la laisser, de faire sa vie, d'évoluer et de quitter leur merde. Ta mère, elle voulait pas vraiment s'en sortir, elle aimait bien sa merde. C'était plus simple, de pleurer dans sa merde.
T'as commencé à être complètement paumée, parce que tu grandissais et qu'tu comprenais la vie. Tu prenais conscience de toute l'horreur du monde et de la connerie humaine. T'avais douze ans, tu t'faisais rejeter par les autres gamins qui préféraient se foutre sur la gueule, et là, t'avais vraiment plus rien. Ton frère, il partait en couille ; la drogue, l'alcool, il traînait avec les grands maintenant. Ça te rendait triste - même si tu savais pas bien pourquoi, t'sentais que c'était pas bien. Toi, tu voulais faire comme ta sœur, t'élever, te barrer d'ici. Ton rêve, c'était de voyager. Tu l'avais aimé, ta cité minable, mais t'avais passé l'âge de t'conduire en sauvage des rues. Tu voulais plus, apprendre, savoir. T'avais une soif de connaissance hallucinante.
T'as compris que les études, c'était l'seul moyen de t'en sortir. Et là, t'as vraiment passé quatre ans de merde. Parce qu'au milieu des décérébrés, les profs ils avaient jetés l'éponge, ils en avaient plus rien à foutre. Toi t'étais seule, t'avais personne pour t'épauler. T'avais des problèmes, tu t'es fais frappée, t'as dû t'battre avec tes quelques pots pour qu'on arrête de te faire chier. C'était pas la vie la plus terrible, vous étiez des centaines comme ça. Y'en avaient qui se faisait déglinguer chez eux, y'avais des gamines qu'on violait. Puis y'en avait d'autre qui, comme toi, voulaient juste se tirer.
Au final, t'as passé le putain de brevet mention très bien. T'as pu partir dans l'lycée de ton choix, et t'as pris un truc réputé. T'es partie avec Sophie, ta seule vraie pote. Sophie, c'était une jolie blonde française. Sa mère était venue en Angleterre deux ans après sa naissance pour rejoindre son amant, et il l'avait lâchée trois mois après. Elle s'était retrouvée à la rue, et elle faisait la tapin dans les bas quartiers. Sophie et toi, vous aviez l'même avis sur vos mère : elles avaient eu une vie d'merde, ouais, mais elles se laissaient faire comme des carpettes. Vous  détestiez ça. Vous, vous vouliez vous battre, tout défoncer, vous étiez des putains d'acharnées.

La première année de lycée aussi, vous en avez bavé. Y'a fallut se faire une place au milieu de la classe moyenne, et être moins sur la défensive. Le premier trimestre, vous avez eu des problèmes de comportements, et puis ça s'est estompé. T'as commencé à te faire des potes, et t'as continué de bosser comme une acharnée pour pouvoir te barrer dès que t'aurais passé le bac. T'as rencontré un mec, Bryan, et t'es tombé folle amoureuse de lui. Vous êtes sortis ensemble à la fin de la seconde, et t'as enfin vu une lumière dans ce monde à la con.
Bryan, ça a été ton premier amour, ton premier espoir, ta première lumière, ta première fois, ton premier cadeau d'anniversaire, ton premier repas au restaurant.
T'as appris que dans la vie, y'a des hauts et des bas. T'avais l'impression d'quitter les bas quartiers à force d'aller dans c'lycée, puis un soir en rentrant, t'as vite fait compris que c'était pas encore fini. Tu t'es faite chopper par un mec entre deux rues, t'as fini nue comme un ver à sangloter. Le viol, dans les bas quartiers, on en parle pas tellement c'est courant. C'même pas la peine de l'évoquer, parce que ça t'arrivera sûrement. T'aurais jamais imaginé que ça ferait si mal. Que tu t'sentirais si mal.
T'es partie en couilles, t'as pas voulu en parler parce que t'avais trop honte. Tu supportait plus qu'Bryan t'embrasse et tu l'as quitté.
T'es replongée, t'as bossé encore plus. T'as connu d'autres moments de bonheurs, mais c'tait plus pareil. T'avais tellement peur d'finir comme ta mère.

Une nuit, tu t'es dis qu'tu devais aller voir un psy. Que t'avais vu beaucoup trop d'horreur, d'agressions et d'violence. Que le viol, c'tait pas si normal et qu'il faudrait en parler. Tu t'es promis d' y aller en rentrant, l'lendemain soir.
Sauf qu'à midi, y'avait des raviolis.
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