" Passe, passe le temps qui passe. Puis je trépasse..." Fini
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Âme solitaires
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Lun 29 Aoû - 14:07
Cassiopée Northwive
La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et  chaque épine une réalité
La mélancolie s’apparente au bonheur d’être triste
Nom : NORTHWIVE
Prénoms : Cassiopée
Âge : 17 ans
Date de naissance : 19 décembre
Lieu de naissance :Stockholm
Nationalité : Suèdoise
Sexe : Demoiselle
Orientation sexuelle : Hétérosexuelle
Cassiopée en cinq mots : Hypersensible, Impulsive, Curieuse , Persévérante, Honnête
Plutôt pacifiste, belliqueux, solitaire... ? : Pacifiste il s’en va sans dire. Elle ne connait pas le conflit.
Physique : La photo est légèrement cornée sur les bords. Il l’observe attentivement, prêtant attention aux moindres détails. Elle se tient droite, la tête légèrement penchée comme elle le fait souvent quand elle est prise au dépourvut. Son sourire est instinctif, beau, rayonnant. Il trouve qu’elle ressemble à sa mère quand elle sourit. Elle est grande et  élancée. Une silhouette fine et féminine cachée sous un sweat trop grand pour elle. Elle avait cette manie de porter des sweats d’homme, allé savoir pourquoi. Tellement grand qu’on discerne à peine le short en jean qu’elle porte en dessous. Il fronce les sourcils, se dit qu’il préfère quand elle porte son jean bleu. Légèrement usé mais au moins cela ne semble pas indécent. Il effleure le bout de papier froissé du bout de l’index et arrête son doigt sur le visage de la jeune femme. Elle a des grands yeux bleus, rieurs, pales et énigmatiques. Des portes ouvertes sur l’âme de la demoiselle. Il n’a d’ailleurs jamais réussi à soutenir son regard tant il est perçant, empreint d’une honnêteté sans faille qui met mal à l’aise.  Elle a de grands cils noirs de poupée qu’il ne s’explique pas. Elle qui a les cheveux si clairs et les sourcils presque invisible. Un blond courant ici, dans le nord. Un blond qu’il aime qualifier de polaire. Il ferme les yeux quelques secondes, se remémore  la caresse de ses cheveux soyeux sur sa main, cette douce odeur de fleurs qui s’en échappe. De longs cheveux fins qui ondulent dans le vent ou les jours pluvieux. Puis il regarde sa bouche, qui s’étire continuellement sur un sourire si ce n’est lorsqu’elle affiche une moue rêveuse. Elle ressemble à a mère. Il les a surement confondus d’ailleurs. Mais, contrairement à sa mère, il sait qu’elle cache quelque en elle d’inexplicable. En témoigne les deux tatouages qu’elle dissimule avec vigueur. A l’intérieur de son poignet droit, quelques points qui représente la constellation Cassiopée. Dans le bas du dos, dans une calligraphie aux milles et une arabesque un mot dont elle seule connait toute la portée. L’inscription est en grec, signifie «  démon » ou encore « pouvoir des dieux » : δαίμων. Il range la photo dans un geste nerveux et fixe le mur blanc dans laquelle se détache une porte, la 319.
CARACTERE :  Elle soupire, se lève et entre. C’est son dernier rendez-vous, tout du moins c’est ce qu’elle vient de décider. Elle affiche un sourire chaleureux, confiant, sait que cela peut l’aider. Pas pour encaisser un coup dur, juste pour leurrer son monde. Le vieillard lui fait face dans sa chemise immaculée. Il a des petites lunettes rondes qui cachent des yeux de fouine, d’un animal qui se délecte de la souffrance des autres. Pauvre de lui. Elle s’assoit, plante son regard dans le sien et attend.
«  Heureux de vous voir Cassiopée. Comment allez vous depuis la dernière fois ? Aujourd’hui on fait le bilan, c’est bien cela que vous souhaitez ? Mon aide vous aura été utile j’espère. »
Elle lève les yeux au ciel, lui décroche un nouveau sourire et, droite sur sa chaise entame ce qui sera surement sa délivrance.
«  De même, cela est toujours un plaisir de venir faire état de ma folie.  Votre aide m’a été salvatrice si je peux me permettre. Humour bien entendu, ne m’en voulez pas. Bon, puisqu’il est temps de faire le bilan, je vais le faire. La mort de ma mère m’a énormément affecté, comme vous devez vous en douter. Quoi de plus normal d’ailleurs ? La joie de vivre m’a couté un certain temps, il est difficile d’oublier les voix familières du jour au lendemain. Etrangement, je n’ai pas réussi à plonger dans une abime de douleur. Honte à moi, je trouve cela affreux de digérer ainsi la mort d’un de ses parents. Pourtant, comme vous devez le savoir, je suis hypersensible. Mais elle se résume aux autres, pas à moi. Quand mon père a fondu en larme, c’est à ce moment que je me suis sentir mal. Tellement mal que j’en ai été malade pendant plusieurs jours. Cela me fait toujours ça quand les autres sont tristes. Ou pas d’ailleurs. Heureux je me calque sur eux dans une euphorie qui peut être contradictoire à mes arrières pensées. Une vraie éponge ! Pour raisonner je me dois de le faire alors en langue ancienne si je veux m’isoler un tantinet du reste du monde. J’aime me délecter de la solitude que me procurent les étoiles. Mais, je ne peux pourtant pas vivre sans les autres ! J’aimerais pouvoir m’affranchir de cette dépendance de la chaleur humaine, mais je ne peux tout simplement pas. Je crois en l’autre comme si il était mon unique radeau après un naufrage. Depuis le fatal accident, c’est encore pire. Je me dégoute moi-même à quémander ainsi de l’attention à qui veut bien de moi. C’est idiot et puéril. Et cela fait de moi une faible, je n’aime pas ça. D’un autre coté, ne sommes nous pas fait pour vivre en communauté ? Dès que je suis avec quelqu’un de confiance je me sens pousser des ailes. Je ne peux m’empêcher de vouloir le bien autour de moi. C’est drôle comme on peut se bercer de désillusions et d’en redemander. Bâtir un monde sans savoir si l’autre est honnête ou pas. Courir à sa propre perte d’une certaine façon. Je trouve cela triste, vraiment. Mais j’ai besoin de croire que l’espère humaine n’est pas qu’un déchet qui résulte d’une indigestion de la planète.  De ce fait j’essaie d’être la plus franche possible. Histoire de ne pas devenir ce qui me fait horreur.
Quand je n’appréhende pas la vie je suis joyeuse. Quelque chose d’enfantin se réveille en moi, me fait ouvrir les yeux. J’aperçois le monde dans toute sa splendeur. Le beau et le laid s’équilibre, comme le bien et le mal si je ne me trompe pas. C’est bête mais je peux pleurer puis passer aux rires car je viens de me rendre compte de l’absurdité de mes sanglots. Je suis en vie, seine d’esprit, pourquoi devrais-je m’apitoyer sur mon sort ? Et puis, depuis la mort de ma mère… Je ressens comme le besoin de devoir redonner le sourire à ceux qui m’entourent. Surtout mon père. Ne pas le laisser s’effondrer alors que j’ai tant besoin de lui. Alors je ne m’accorde aucune limite pour pouvoir lui faire plaisir, le voir simplement sourire de bonheur. J’ai eu cette chance d’avoir  une enfance, tout du moins jusqu’au jour où on n’a été plus que tout les deux, très libre. Va à la découverte du monde et nourrit toi de ce qu’il peut t’offrir. Voilà ce qui pourrait être la devise de mes parents. Ma mère m’a donné le gout des lettres et m’a permis d’ouvrir la porte des langues anciennes. Je lui en serais d’ailleurs éternellement reconnaissante. J’aime approfondir mes connaissances et n’aime pas rester dans l’incertitude. Je suis une curieuse de nature, on peut le dire. Et je ne considère surement pas cela comme un « mauvais défaut ». Une vie pour découvrir autant de secrets ? Défis on ne peut plus redoutable, mais tellement excitant. J’aime cette adrénaline qui me secoue quand je dois repousser mes limites. Mais quelles limites ! Que dis-je, j’aime sentir le frisson délicieux du danger qui me parcourt le dos. Un coup de fouet qui alimente ma faim. Bref, je vais bien et j’ai hâte de ne plus vous revoir ! »
Il la regarde, intensément, comme s’il cherchait à percer le secret de la demoiselle en face de lui. Il tape du bout des doigts les feuilles agrafées et, d’un ton distant, lui demande la fatidique question.
«  Et l’Autre, mademoiselle Northwive ? »
Elle tremble, indécise. Que lui répondre ? Elle prône l’honnêteté mais hésite considérablement.  
«  L’Autre est en train de se faire oublier. Elle n’est plus vraiment en moi. J’ai réussi à me préserver de ce personnage que j’ai créé de toute pièce. J’en ai eu besoin, vraiment, pour pouvoir me protéger du monde cruel et de ses douloureuses vérités. J’invoque cette partie de moi, quelques fois encore, mais je vous promets que je ne suis plus en danger. Je la musèle et tente de faire bonne figure face à l’adversité. Le seul moment où elle pourrait refaire surface c’est si je suis coupé de mes proches. De ce cocon que j’ai érigé durement après la mort de ma mère. Elle me garde seine d’esprit mais me consume en même temps. Je suis prise d’accès de rage lorsque je la laisse prendre le contrôle. C’est une autre moi en plus… Violente, possessive et dominatrice. Il n’y a de toute façon aucune chance que je ne la libère alors que je sans depuis quelques mois. Je m’habitue à ne plus devoir me reposer sur elle lorsque je suis sur mes gardes. Il faudrait vraiment que je perde tous mes repères pour frôler de nouveau la folie. C’est indécent ce que je vais formuler mais… Je me manipule moi-même avec celle que j’appelle l’Autre. Comme si fermé les yeux allaient empêcher que les choses m’échappent. Le pire c’est que je suis lucide et ne nie absolument pas qu’elle soit dévastatrice. Je dis elle car je préfère mettre de la distance avec cette part de moi-même… Ouvrir la boite de Pandore n’est pas toujours la meilleure des solutions… Les maux nous échappent si vite. »
Elle avait un sourire presque désolé sur les lèvres. Elle se lève, tend la main et après un énième sourire se dirige vers la porte, bien décidée à ne plus remettre les pieds ici. Cassiopée croise le regard de son père dans le couloir, baisse les yeux en rougissant et presse le pas vers la sortie.
Yey ! Moi, c'est Blondie, j'ai 17 balais et j'fais du rp de puis genre très longtemps. Ma foi je dirais ., j'ai trouvé le forum grâce à top site et franchement, j'le trouve vachement intéressant (restons dans la retenue) Juste un petit truc à redire. En fait, non, rien à signaler. Bien sûr, j'ai lu le règlement. J'ai même appris que remplaçons ceci par une musique d'ambiance !
HISTOIRE Il sait que c’est à son tour, hésite, mais n’a pas le choix. Il se lève de toute sa hauteur et se dirige vers le bureau dont venait de sortir sa fille. Il entre, offre un sourire peu assuré au médecin et va s’assoir. Pourquoi être convoqué ? Ce n’est pas lui qui souffrait, n’est ce pas ? Il cherche du regard l’aide de l’homme mais ne trouve rien de rassurant dans le regard gris qui lui fait face.

«  Bonjour monsieur. Votre venue n’est point anodine dans la suite des évènements que va connaitre votre fille. J’ai longuement pesé le pour et le contre, mais, sa guérison se trouve dans son histoire. Or, elle ne veut pas m’en parler. J’ai donc fait appel à vous pour retracer les évènements qui ont conduit Cassiopée à se comporter ainsi. »

Bref et concis, rien d’autre qu’une machine à gagner de l’argent. Il referme ses doigts sur la photographie et  observe l’homme prendre un stylo.

«  Je… Si je peux aider d’une manière ou d’une autre je le ferais… »

Il ferme les yeux, prend une inspiration qui semble lui couter et prend la parole, mal assuré.

«  La naissance de Cassiopée remonte à dix-sept années déjà. Elle est née à Stockholm dans une clinique privée. Sa mère voulait de la tranquillité et être certaine que tout se déroulerait bien. Je vais vous parler d’elle car l’identité même de ma fille est liée à ma femme. Elle était donc professeur et chercheuse en langues anciennes. Je l’ai toujours connu plus helléniste que latiniste, et cela n’est pas un détail des moindres. Je n’ai jamais rien compris à son monde mais nous nous accordions plutôt bien malgré nos différences. Elle vivait la tête dans les étoiles et le cœur façonné par les mythes anciens. C’est alors avec la plus grande joie que nous avons découvert que c’était une petite fille. Je voulais en faire ma poupée, elle, une relève à ses rêves les plus fous. Nous n’avions même pas parlé du prénom. Il me semblait tout naturel que cette petite chose se nomme Camilla, comme sa grand-mère. C’est un nom que je trouve des plus délicats par ailleurs. Et puis c’est courant, bien ancré dans les traditions… Pas comme…. Cassiopée. »

Il grimace légèrement et se reconcentre sur son récit.

« Elle n’a rien voulu entendre quat à mes objections. Sa fille porterait le nom des étoiles et d’une reine antique, point à la ligne. Cela m’a énervé, bien entendu, mais j’ai été incapable de lui refuser ce caprice. Dans ses yeux brillait en tel éclat que j’aurais été dans l’impossibilité de lui dire non. L’infirmière elle-même n’a pas pu retenir une interrogation muette pour ce prénom qui lui semblait bien étrange. Je l’ai vu. Et j’ai vu cette même lueur tout le long de sa vie.  Une incompréhension indignée face à ce prénom qui ne correspond pas à chez nous. C’est triste à dire mais moi-même je n’ai pas tout à fait accepté ce prénom des années après. Ma fille est hors de portée, comme la constellation qui porte son nom.

Nous habitions dans un quartier plutôt riche de Stockholm. Issus d’une famille bourgeoise tous les deux, nous ne manquions de rien. L’arrivée de Cassiopée à la maison fut un véritable chamboulement dans nos vies. Elsa, ma femme, ne pensait qu’à lui instruire tout ce qu’elle savait. Je trouvais ça révoltant que ces premières histoires pour l’endormir soient des mythes tous aussi immoraux les un que les autres. Encore une fois je n’ai rien dit, fermé les yeux et les portes pour ne pas entendre cette voix qui entrainerait ma fille si loin de moi. Je la rêvais princesse et la voilà qui allait se faire souiller par milles et une histoire où la pitié n’existe pas. Mais mis à part cela, Cassiopée à vécut une enfance ordinaire. On se baladait souvent le soir, nous allongeant tous trois dans le parc voisin pour observer les étoiles. La petite en a toujours raffolé. Elle se débrouille plutôt bien en astronomie d’ailleurs. Moi qui rêvais de la choyer et l’emmener dans des boutiques pour les offrir les plus belles robes, je n’ai jamais pu l’y emmener. Sa mère lui tricotait des pulls hideux qu’elle a toujours portés avec enthousiasme. Elsa qui avait toujours été si coquette semblait se désintéresser de l’apparence et entrainer sur cette pente ma fille. Inadmissible, mais là encore je n’ai rien dit. Car malgré tout, à elles deux elles éclairaient ma vie.

Elle est rentrée à l’école, a connu des critiques à cause de son prénom, et a toujours fait face. D’une certaine manière. Je la revois s’enfermer dans sa chambre et entendre ses sanglots qu’elle nous cachait. Elsa venait de reprendre le travail et n’était quasiment plus là . Comme si elle se désintéressait de sa fille en la voyant grandir. Ou peut être la jugeait-elle à un âge trop bête pour apprendre quoi que ce soit. J’ai alors rattrapé le temps qui m’avait été volé jusque là et l’ai façonné à mon image. Comme je la voulais. Je lui ai offert tous les jouets dont les filles de son âge auraient pu rêver.  Elle cessait d’être Cassiopée pour devenir ma Cassiopée. Cela me procurait un plaisir que je n’aurais  jamais pu penser éprouver en faisant cela. Certes sa mère continuait à lui prodiguer ses cours, ca ce n’était rien d’autre, mais le reste du temps elle m’appartenait. Une satisfaction tout nouvelle m’envahit dès lors qu’elle me préféra à sa tendre mère. Ca en devint presque… Jouissif… »

Il relève la tête, retrouvant de cette splendeur qu’il avait lors d’une grande satisfaction. Il souriait. D’un sourire prédateur, ce qui contrastait d’autant plus avec son entrée peu sure.

«  Elle s’épanouissait entre les apprentissages de sa mère et l’amour que je lui apportais. Puis à ses 9 ans est arrivé l’accident. A jamais elle en fut changée, mais jamais auparavant elle n’avait été aussi mienne. Ma femme avait donc un déplacement à l’étranger, en Grèce pour être exact. Des fouilles sur un lieu, je ne sais plus trop bien pourquoi elle était partie. Chute mortelle, la colonne vertébrale a pris un sacré coup. Mais on peut au moins constater qu’elle est morte en regardant le ciel étoilé et sur les pas de ces Grecs qu’elle chérissait tant. Je l’ai appris par téléphone alors que je jouais avec Cassi. Permettez-moi de l’appeler ainsi, je préfère. Donc, je me suis littéralement décomposé à la nouvelle. Bien que je la considère comme rivale depuis la naissance de mon enfant, je l’aimais. C’était ma femme après tout. Cassi m’a regardé, est allée dans la chambre et n’ai revenu que tard dans la soirée, alors que je tentais d’oublier tant   bien que mal à l’aide de l’alcool.  Elle est venue se blottir contre moi, m’a regardé de ses grands yeux clairs et m’a simplement embrassé sur la joue, avec toute la tendresse dont elle était capable. Un frisson m’a parcourut, je l’ai serré contre moi et nous nous sommes endormis de suite. Je ne lui ai rien dit, pourtant, le lendemain, elle m’a dit : ‘’ Je sais papa. Je sais et je suis là pour toi. ‘’ Puis nous avons repris notre vie comme si de rien n’était. J’ai vendu la demeure familiale et nous sommes partis nous installés dans les campagnes du nord. Plus qu’elle et moi, voilà ce que je désirais au plus haut point.

Elle s’est mit à suivre des cours pas correspondance et a continué à étudier les langues anciennes. Elle s’amusait à me parler en latin sans que je n’y comprenne rien ! Mais je trouvais cela drôle et je ne m’en suis jamais formalisé. Le jour de ses dix ans, il s’est opéré un changement majeur en elle. Elle tenait des conversations entières, seule, sans jamais rien y trouver d’anormal. Elle m’a alors annoncé qu’elle cohabitait avec l’Autre, celle qui s’appelait Cass. Je n’y ai rien compris, mais ses sautes d’humeur m’ont fait trembler plus d’une fois. Elle passait des rires à une haine que je ne comprenais pas. Après chaque épisode elle venait sur mes genoux en me susurrant à l’oreille :’’ Je suis Cassi, ta Cassi rien qu’à toi’’. Plus le temps passait et plus ses crises l’amenaient à être proche de moi. Je n’y  vis donc aucuns inconvénients. J’aimais la savoir en ma possession.

Pour contenir ses moments de rage, je me suis mis à lui faire faire du sport. De la boxe, de la natation, on courait beaucoup aussi. Bref, je faisais d’elle ce qui me plaisait. Encore aujourd’hui elle détient une forme sportive étonnante. Ca ne peut que lui servir de toute façon. Ca me plaisait de la voir se démener autant pour me faire plaisir. Tout ce qui pouvait me donner le sourire, elle le faisait.

Jusqu’au jour où elle eu 15 ans… Je ne sais pourquoi mais je l’ai aperçu plus comme une femme que je voulais que ma propre fille. Elle était devenue ma chose et  cela me rendait dingue. Cela me rend toujours dingue. Mais ce qui est de l’ordre de nos aventures n’a rien à faire ici. Je suppose que je vous ai assez aidé ? Il faut vraiment que j’y aille, j’ai un rendez-vous important. »

Le psychologue reste abasourdi par ce qu’il vient d’entendre. La relation qu’entretenaient la fille et le père le dépassait et allait bien plus loin qu’il ne l’aurait pensé. Il n’eu même pas le temps de protester que l’homme au regard  tantôt plaintif tantôt animal était parti.
********

La jeune fille rejoint à la hâte ses amies pour le déjeuner. Elle avait réussi à reprendre le lycée malgré les protestations de son père et s’en réjouissait. Néanmoins, l’avoir croisé l’avait chamboulé plus qu’elle n’aurait du l’être.  Elle grimace en entrant dans la cantine à cette seule idée. La lycéenne prend l’assiette qu’on lui tend, y jette un regard perplexe et dégouté à la fois. Tant pis, quand on a faim, on mange. Cassiopée s’assoit et sourit à ses amies.

«  Dis donc, tu étais passé où toi ? Encore allé voir le lac et les oiseaux ? On dirait que tu y attend ton prince charmant ! »

Si seulement elle savait qui était son prince charmant pour l’instant…

« Très drôle ! J’avais juste un rendez vous médical. A cause de mes insomnies. »

Elle plante avec énergie sa fourchette dans les pates, des raviolis à l’aspect détestable au passage, et en porte une bouchée à sa bouche. Drôle de gout, elle fait la grimace. De pire en pire cette…

Néant.
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Lun 29 Aoû - 17:08
Jolie écriture, jolie demoiselle !

Bienvenue à toi parmi nous !
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Âme solitaires
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Lun 29 Aoû - 17:58
Bienvenue à toi !
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Âme solitaires
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Lun 29 Aoû - 19:38
Merci à vous deux !
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http://derniereenfance.forumactif.org/t61-tpacpc-ca-veut-dire-touche-pas-a-ca-p-tit-con http://derniereenfance.forumactif.org/t31-stas-y-apalkov-still-standing-against-the-odds#38
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Age : 18
Localisation : Dans le complexe ! *facepalm*
Mar 30 Aoû - 8:33

Validée

Gosh !

Ne me dites pas que j'avais oublié de valider cette gentille petite fille !

Désolé pour l'attente, mais tu peux commencer à RP dès maintenant !

Tout est bon, rien à redire. Tu es donc validée ! Tu peux d'ors et déjà ouvrir ta fiche de gestion et ensuite commencer à rp : si tu ne sais pas avec qui débuter l'aventure, tu peux toujours demander ici. N'oublie pas de faire recenser ton avatar et de nous signaler ta présence ! Enfin, si tu veux retracer tes aventures, il t'est possible d'écrire un journal intime.
Bon courage à toi dans le complexe. N'oublie pas que l'avenir dépend de toi.
Au plaisir de te retrouver pour un rp ou sur la cb !
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