Ce RP est actuellement toujours en attente d'un train [feat Dvalin]
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Mer 24 Aoû - 9:24
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Ca prendrait du temps d'attendre un train qui n'était même pas prévu.

Patience. Même sans son iPod -rappelons que la batterie fut à plat après seulement quelques jours- le jeune homme était là, à balancer négligemment la tête. Franchement, comment aurait-il pu survivre ici ? Alors il prenait le contre-pied de la situation et se rendait sur les quais, chaque jour. Peut-être pas toute la journée, mais quelques heures. Là-bas, dans son long manteau noir patiné, il patientait en guettant au loin l'apparition de la locomotive tant espérée. Bien entendu, il avait précédemment cherché l'accueil, les bureaux de réservation, que sais-je... Quelqu'un ! Il aurait demandé un billet en bonne et due forme et aurait réglé... Bien, il fallait avouer qu'il ne savait pas comment. Il ne savait même pas où il était, si Zurich était loin. Peut-être qu'il devait chercher un aéroport, plutôt ?


« I will be there ♪ ... I will be there ♫ ... »

Loin de toutes ces pré-occupations, il était là. Il patientait. Puisqu'il n'avait pu trouver personne, il attendrait que le train se présente. Là, alors, il y aurait -forcément- du personnel. Contrôleurs... Au moins le chauffeur ! Voilà. C'était une pensée rationnelle, censée. L'une des pensées auxquelles il fallait se raccrocher pour ne pas perdre la tête ici. A moins... qu'il l'ait déjà perdue ? Au final, ce déni de la situation dont il faisait preuve depuis sa rencontre avec Yuki, ça n'était déjà pas très sain. Si, pour son corps, ça l'était. Ca lui évitait stress et crises d'angoisse. Sur le long terme, malgré tout, il risquait d'en pâtir. Mais bon, on verrait bien en fin de mois... En fin de mois, lorsque le train passerait. Il avait le temps. Le temps. Attendre. Patienter. Balancer négligemment la tête au rythme d'une musique qu'il avait uniquement dans la tête.

Quelque chose finirait forcément par se produire.

Spoiler:
 
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Mer 24 Aoû - 17:24
Le spoil c'est mal:
 




Toujours en attente d'un train


Erik G. Lorenz * Dvalin A. Materfall




Le silence. Si auparavant, c'était quelque chose que le jeune nageur savait apprécier, aussi bien que les brouhahas témoignant de la vie qui habitait un lieu; aujourd'hui, le silence lui était devenu presque insupportable. Si bien que Dvalin s'était surpris à chantonner -non pas chanter, les paroles s'étant envolées depuis fort longtemps- de temps à autre.
Le jeune homme avait aussi prit pour habitude de sortir de "chez lui" une fois par jour au moins, que ce soit pour changer de décor (il allait devenir fou sinon), ou pour écouter du bruit. Écouter du bruit oui. Il allait souvent errer à la lisière de la forêt pour écouter le petit remue-ménage que faisaient les animaux. Et puis il passait devant la gare parfois.

Enfin, il s'agissait plus là d'un chemin de fer qu'une gare, vu comment c'était vide. Et quand l'envie lui en prenait, le bonhomme s'asseyait là, sur le quais, et regardait les rails. Pas vraiment passionnant ou quoi que ce soit, mais il s'endormait souvent là. Ça lui changeait de ses quatre murs immaculés et silencieux. Non, il n'avait aucunement l'espoir qu'un jour, un train passe miraculeusement par là. Dvalin avait déjà jeté au loin, aplatit, écrasé et rangé dans un coin de son esprit, ces choses sales; ces espoirs sales. Oui, ça ne faisait qu'un mois qu'il était ici, et ça n'allait déjà pas fort. Le jeune homme ne voulait pas se bercer d'illusions, parce qu'il se réveillerait un jour, et ça serait douloureux.
Alors autant rester éveillé.

L'envie de suivre les rails pour voir où ils menaient s'était faite sentir plus d'une fois mais, disons que l'instinct de survie était lui aussi. Si il n'y était pas forcé, il ne s'y risquerait pas. En si peu de temps, le bougre semblait avoir beaucoup changé, psychologiquement parlant. Néanmoins, dans les moments où il se trouvait en face d'un autre être humain, le nageur un peu plus joyeux et blagueur refaisait surface. Les humains le rendaient plus humain. Ou disons plutôt qu'ils lui rendaient cette part d'humanité qu'il avait toujours eut.

Et en ce jour, Dvalin passait encore une fois devant le chemin de fer, munie d'un sweater à capuche beige. Honnêtement, il s'y serait arrêté une minute ou deux, le temps de l'observer au loin, avant de tailler la route mais, c'était sans compter sur la présence d'un être visiblement humanoïde -un humain à n'en point douter-, là, à la gare. Le jeune homme s'approcha donc, sans se vouloir spécialement discret et, une fois à quelques mètres, il interpella l'inconnu :

-Yo ? Lâcha-t-il en bon anglais -quoique l'expression n'était pas que anglaise.

N'empêche qu'en temps normal, il aurait jamais commencé par ça le Dvalin. Néanmoins, il y avait sa petite intonation qui faisait sonner cette salutation comme une interrogation. Au final, il n'avait pas tant changé que ça le bonhomme.

-Tu attends le train toi ?

Ouais, il savait pas du tout comment l'aborder.

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Ven 26 Aoû - 18:13
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Un tintement, au loin, prévenant d'une arrivée imminente. Le battement de l'acier écrasant un autre acier. Puis, le crissement des freins, dérivant sur une sorte de sifflement strident. Marquer l'arrêt. Et un soupir des équipements hydrauliques qui se relâchent. Comme un soulagement. 'Pfiouh, on est arrivés les gars. Encore un voyage de fait". Comme un doux rêve, telle la musique qu'il entendait dans ses oreilles malgré l'absence des écouteurs de l'iPod. Erik entendait tout cela comme si c'eut été vrai. Il avait toujours eu la fâcheuse manie de se bercer d'illusions. Rester un peu dans l'enfance à sa façon et profiter de chaque instant même si, en apparence, il paraissait vain ou vide de tout sens. Il était ainsi simplement fait. Comme si la main qui l'avait modelé avant de lui donner la vie l'avait ainsi imaginé qui ne puisse jamais être triste. Il avait toujours dans la tête un coin de paradis qui lui évitait le malheur, lui permettait de se remonter le moral quand tout paraissait perdu. Mais là ça n'était pas le train qui était arrivé. C'était un garçon, sûrement environ du même âge que le sien. Une grande perche -plus encore que le suisse- mais un peu plus épais -pas un rival de sa minceur limite anorexique. Erik le regarda quelques instants, déjà un léger sourire aux lèvres. Celui-ci s'élargit lorsque Dvalin prit la parole. C'était un être civilisé ! Pas un de ces rapaces à demi-sauvages qu'il craignait tant de croiser dans le complexe. Mais peut-être avait-il un peu diabolisé... Une idée comme une autre, un peu teintée de préjugés, qu'il s'était fait en imaginant ce que pouvait devenir des adolescents livrés à eux-mêmes dans un espace clos. Ca ne lui ressemblait pas trop de juger ainsi, mais à sa décharge, il n'en avait glissé mot à personne.


« Salut. Oui, j'attends le train. Tu ne fais pas partie de la SBB*, j'imagine ? »

Hochement de tête, presque satisfait. Bien sur qu'il n'était pas de la SBB ou de la CFF*. Un bourbine de suisse allemande ne se serait pas adressé à lui en anglais. Néanmoins, il décelait un léger accent. Peut-être bien qu'il n'était pas d'une région si lointaine. Mais... ah ! Les bonnes manières. Erik réajusta tranquillement le col de son manteau. Il baissa les yeux afin de s'assurer qu'il n'y avait pas de faux-pli et passa une main pour les lisser, juste au cas où. Un petit agitement de tête, un coup d'oeil pour surveiller la voie à droite, puis à gauche. Il n'y avait toujours aucune trace d'un train en vue, quoique sa tête ait pu tenter de lui faire croire. Il avait donc un peu de temps à sacrifier, laissant retomber son attention. Tendre la main à Dvalin. Poignée ferme, franche, mais loin de broyer les os. Athlétique limite anorexique, c'était loin de la barrique bodybuildé.

« Je m'appelle Erik. Ravi de voir une nouvelle tête. Ca fait longtemps que tu es dans le coin ? »



*SBB ou CFF : Chemin de Fer Fédéraux (la SNCF de la Suisse)
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Sam 27 Aoû - 0:29



Toujours en attente d'un train


Erik G. Lorenz * Dvalin A. Materfall



Alors qu'il s'approchait, l'inconnu lui souriait déjà, et lorsqu'il prit la parole, ce sourire finit par s'agrandir. Ce n'est pas que cela le gênait, mais Dvalin finit par sourire un peu, lui aussi.
Son interlocuteur lui dit bonjour, que oui, il attendait bien le train, et lui demanda même si il ne faisait pas partie de la SBB, sigle qui ne lui était pas familier. Il ne savait pas pourquoi, et moi non plus d'ailleurs, mais le bougre eut vraiment envie de rire sur l'instant, et ça devait un peu se voir. Néanmoins, il s'en garda bien et se contenta de répondre avec un petit quelque chose :

-Ah ok d'accord... Eh non, au risque de te décevoir, ce n'est pas mon cas.

Même si je ne sais pas c'que c'est ajouta-t-il dans sa tête. Le nageur réfléchit ensuite à quoi dire. C'est le moment où on se présente non ? Et il l'aurait sûrement si il n'avait pas été... perturbé, par le petit ré-ajustage de son interlocuteur. Il se faisait beau pour lui ? Ohlala. Á moins que ce ne soit là, une façon d'exprimer un je-m'en-foutisme sans précédent ? Quel dilemme. Le bonhomme devait il se présenter, tenter d'éclaircir la situation, ou bien s'enfuir en courant ? Observant le petit manège de ce type tout en se grattant la nuque, Dvalin fut surpris de voir une main se tendre vers lui, et s'en saisit aussitôt. Presque comme un clochard se jetterait sur un bout de pain frais. Presque hein ?

C'était une poignée franche que recevait le jeune homme, et il y mit tout autant d'ardeur de son côté. Parce qu'on lui reprochait souvent de ne pas y mettre de la poigne. Mais c'était pas vraiment sa faute, que ce soit la main d'un enfant, d'une madame ou d'un homme mûr, il avait toujours cette impression qu'il lui suffisait de quelques secondes d'inattention pour tout détruire. C'est pour ça qu'il avait un peu peur des gosses. Il se sentait tellement mal après les avoir bousculés. Ils étaient si petits. Rien que d'y repenser, c'est limite si ses yeux allaient pas s'humidifier là. Franchement.

Heureusement, le dit Erik finit par s'identifier, et fit même savoir au bougre qu'il était ravi de le voir en ces temps sombres. Ce très court blabla suffit à tirer Dvalin des méandres de son propre esprit, et de s'y noyer par la même occasion.

-Oui, moi de même, moi c'est Dvalin... Moi ? Ça doit faire à peu près un mois, si j'en crois les trente-sept barres gravées à la pierre sur le mur de ma- enfin, de là où je dors.

Parce que oui, au bout de quelques jours, le jeune nageur avait prit la décision de, une fois par jour, graver le mur externe de sa maison. Enfin, l'endroit où il séjourne. Et durant la quarantaine de jours passée dans le complexe, le bonhomme ne s'était toujours pas fait à l'idée d'appeler cet endroit "chez moi" ou bien "ma maison". C'était trop triste pour lui.

-Et toi, tu es là depuis combien de temps ? Tu as fait d'autres rencontres ? ... Ah, j'ai 19 ans aussi, si ça t'intéresse.

C'est pas qu'il se disait que son âge était vital ou intéressant, mais il pensait qu'après l'avoir bombardé de questions, il pourrait, à chaque fois, dire un petit truc sur lui. Et son âge fut la première chose qui lui vint à l'esprit.
N'empêche, il était grand ce Erik. Enfin, pas petit. Pas assez pour que Dvalin se sente extraordinaire à côté de lui; c'était assez réconfortant pour le jeune homme il faut l'avouer.
Et puis une dernière question -qui ne pouvait point attendre, sinon elle serait oubliée- fusa de l'esprit du nageur :

-Mais t'attends vraiment un train ? Parce qu'il est passé qu'une seule fois, et c'était pour déposer des fournitures, pas prendre des gens.

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Lun 29 Aoû - 17:50
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Simple rencontre, mais qui faisait du bien ici. Les doigts de son interlocuteur se refermèrent autour des siens en serrant, un peu. Ca le faisait sourire, le suisse, parce que trouver ici ce genre d'échanges, c'était inattendu mais néanmoins bienvenu. Comme de faire la connaissance de quelqu'un de normal, dans un environnement normal, dans la vraie vie normale. Alors si les présentations étaient un peu hésitantes, c'était tout aussi chaleureux, plaisant. Dvalin, un hochement de tête pour signifier que c'était enregistré.

« Bonne idée de marquer ça. Moi ça ne fait pas encore trois semaines. »

Ah, il avait 19 ans ? La remarque lui arracha un petit rire. Ca paraissait si surréaliste... Tous ces adolescents enlevés à leur famille pour venir croupir ici. Et voilà, ils étaient tous de cette tranche d'âge fatidique. Haussement d'épaules.

« J'ai fêté mes 18 il y a... genre 2 mois. Même si j'ai croisé quelques personnes, pas une n'avait la tête à faire la fête depuis, pourtant. C'est le pire, ici. Je suis vraiment contre. On doit faire quelque chose pour trouver de quoi s'amuser. Yuki ne semblait pas emballée mais... Tu connais peut-être des bout-en-train, toi ? »

Ca, c'était balancé. Non, vraiment, c'était une idée qui ne lui sortait pas de la tête. Ca tournait en rond, en boucle. Ca allait peut-être même finir par se rayer comme un vieux disque usé, si ça continuait. Erik ne supportait vraiment pas l'absence de ses amis. Il supportait même encore moins de n'avoir pas de réelle occasion de s'amuser, qui aurait pu l'aider à oublier l'absence de son entourage. Vraiment, vraiment, il voulait organiser quelque chose. Mais... Qui inviter ? Que faire ? Pas d'électricité... De l'alcool ? Pas sur... Et forcément, pas de biscuits apéro.

« Oh heu... Ouais ? Ouais, j'attends vraiment le train. Je me disais que puisqu'il n'y a pas de guichet, je pourrais prendre un billet directement auprès du contrôleur. Ou bien... voyager clandestinement, si vraiment il le faut. En croisant les doigts de ne pas se faire attraper par la polizei ! »

Encore un petit rire. Erik secoua la tête pour le faire passer. L'idée était ridicule. Ce n'était pas un problème d'argent et il n'avait jamais fait partie des bad boy ayant des soucis avec les autorités. Oui mais là, si ça lui permettait de quitter cet endroit, il voulait bien se peindre la figure en noir et se cacher au milieu de cages emportant des cacatoès dans une soute d'avion ! Question de... survie, en quelque sorte ? Et puis, il se justifierait auprès du contrôleur, s'il le fallait. Une amende ? Ca ne plairait pas à ses parents mais ça passerait.

« Mais pour cette idée de fête, j'insiste... Tu connaîtrais du monde à inviter ? »

Le voilà insistant. C'était une idée qui le dévorait, je l'ai déjà précisé plus haut ! Alors, il regardait Dvalin, un sourcil inquiet arqué. Le nageur serait peut-être plus inspiré que Yuki par cette idée ?
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Mer 31 Aoû - 4:33



Toujours en attente d'un train


Erik G. Lorenz * Dvalin A. Materfall



Alors comme ça, laisser le temps marquer son empreinte sur le mur de sa "maison", était une idée brillante ? Pour Dvalin, ce n'était rien d'exceptionnel, ça ne lui prenait pas plus d'une minute chaque matin, mais ça l'occupait. Ça lui faisait une habitude de plus, une habitude dont il avait inconsciemment besoin en quelques sortes, pour prendre ses marques.

Il ne comprit pas pourquoi son interlocuteur sourit à l'annonce de son âge. Peut-être avait-il le même ? Mais dans ce cas, où était l'éclair de surprise qui aurait dû fuser de ses yeux ? Peut-être qu'Erik trouvait tout simplement drôle, la manière presque saccadée dont il s'exprimait. C'est vrai qu'il était dur pour le nageur, dans un endroit comme celui-ci, de faire comme il en avait coutume. De faire comme si tout allait bien, qu'il ne stressait pas bêtement, ou qu'il ne redoutait pas les réactions des autres. Possible, mais difficile. Et puis il y eut cet haussement d'épaules. Que voulait-il dire ? Qu'il s'en fichait ?

« J'ai fêté mes 18 il y a... genre 2 mois. »

Visiblement pas. Tu analyses trop les choses Dvalin.
Par contre, monsieur Erik semblait être dans un monde totalement différent. Il n'a croisé personne qui avait la tête à faire la fête ? C'est un peu normal, quand on se retrouve paumé dans un trou mort et sombre comme ici. Où on est obligé de tuer de pauvres animaux pour bouffer correctement. Où il n'y a pas d'eau courante. Où Il n'y a pas de réseau. Pas d'électricité. Coupés du monde extérieur. Des bout-en-train ? Pourquoi faire ? Dvalin, il voulait sa mère, rien de plus. Sur le coup, le nageur laissa couler, ça lui passa au dessus de la tête. Il fit genre c'était rentré par une oreille et sorti par l'autre.

Son interlocuteur lui dit ensuite que oui, il attendait bien le train, et lui raconta tout son plan pour pouvoir monter -ou s'incruster- à bord. Le bougre l'aurait peut-être prit pour un fou, si il n'avait pas rigolé juste après. Monsieur Materfall se dit qu'il devait donc s'agir d'une blague, et rigola de bon cœur, lui aussi.

- Attendre le train n'est pas une mauvaise idée en soi, mais l'attendre tout les jours est un peu une perte de temps et d'énergie, non ? Questionna-t-il innocemment.

Innocemment, mais sincèrement. Le bougre essayait là, en quelques sortes de l'en dissuader. C'est qu'il devait y avoir plus productif que de s'asseoir là et d'attendre avec espoir.

« Mais pour cette idée de fête, j'insiste... Tu connaîtrais du monde à inviter ? »

Ouille, le voilà qui persiste. Dvalin aimait les gens persistants... lorsqu'ils ne l'étaient pas trop, et qu'ils savaient quand l'être. Mais là... M'enfin, il n'aimait pas spécialement ça, mais le bonhomme allait devoir jouer la voix de la raison pour ce jeune homme. Il prit le temps de jauger ses mots, de s'éclaircir la gorge, et d'inspirer avant de prendre parole :

- Écoute Erik, t'as l'air sympa mais, j'ai pas l'impression que t'es saisi la situation dans laquelle tu- dans laquelle on s'trouve. Je veux dire, je sais pas pour toi, mais apparemment, les gens qui sont ici ont ingurgité des raviolis avant de se retrouver paumés. Ça te fait pas pas un peu peur ? Et je sais pas pour toi non plus, mais y avait pas de quoi manger pour un mois avec ce que j'avais chez- chez moi. Alors plutôt que d'essayer de faire la fête ou quoique ce soit du style, en admettant qu'on en ait les moyens, on devrait plutôt... Je sais pas moi, être plus productifs.

Aïe. Trop de franchise d'un coup. Ça lui faisait mal à Dvalin de dire tout ça. Il n'avait pas été méchant ou quoique ce soit, mais il se trouvait... dur. Pris entre la culpabilité et la gêne, le grand nain détourna lentement la tête vers le bas, et fit de même pour son regard, quoique avec plus d'énergie.

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Mer 31 Aoû - 20:12
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Une perte de temps et d'énergie ? Les mots tournaient et tournaient dans la tête du suisse. S'il rentrait, ce ne serait pas une perte de temps et d'énergie. Cette idée était-elle si stérile que son interlocuteur le croyait ? Une moue indécise passa sur le visage d'Erik. Que faire ? Peut-être qu'il avait raison mais... Et boum, la tirade qui t'attrape par le pied pendant que tu voles. Ouaip, il planait totalement, quoi qu'il ne s'en rendait probablement pas compte du tout. Néanmoins, Dvalin se pendait là à sa cheville pour provoquer le décrochage de l'appareil.

« Heum... Je... »

Temps de réaction. Allez réponds ! Mais bouge toi ! Le jeune homme était un peu perdu et il lisait en la réaction du gaillard d'en face une certaine... peine ? Quelque chose dans le genre. Erik n'aurait peut-être pas dû lui balancer son côté bisounours à la figure. Apparemment, il était plutôt terre à terre. Alors, comment réagir ? Son mécanisme d'auto-défense au stress en prenait un coup, par dessus le marché. Bien sur qu'il avait peur ! Bien sur... mais... Rien de tout cela ne pouvait être vrai ? Genre, vraiment vrai ! Et même si ça l'était, il devait y avoir une explication rationnelle à tout ça.

« Je veux bien être productif toute la journée. Mais je ne vois pas trop à quoi je peux me rendre utile. Tu sais, je faisais des études de dessin à Zurich, avant d'être ici. Un peu d'histoire de l'art et du design... pas pour les voitures mais pour les fringues. Alors... Je n'ai pas franchement ma place dans cette zone tribale. Je ne sais juste... pas... survivre. »

Pincement de lèvres. Ca y'est, il se ramollissait. Pourquoi diable racontait-il tout ça à cet inconnu. Fermer les yeux, secouer la tête, se ressaisir. Voyons... Se rendre utile. Pas la peine de se laisser aller à l'abattement, il avait probablement des trucs en réserve. Des trucs comme... Comme ses putains d'idées de fête !

« Mais par contre, ce que je sais, c'est qu'ici, c'est rude. Et je suis prêt à parier que plus d'une personne a besoin de décompresser. Tu vois ? Se vider la tête, juste quelques heures. Ca fait du bien parfois... »

Il inclinait la tête de côté. Pas certain de l'avoir convaincu ou de lui avoir... remonté le moral ? Mince aussi ! Pourquoi baissait-il les yeux comme ça après l'avoir (presque) sermonné comme un enfant ? Erik était perdu et ne savait pas franchement comment réagir. En tout cas, il n'avait clairement pas les compétences physiques ou intellectuelles nécessaires à une survie en milieu hostile. Alors s'il ne pouvait pas non plus aider pour le moral des troupes... Hé bien de toutes façons il n'avait pas le choix.

« Enfin, si... Je sais coudre. »
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