a moment later, everything was gone ⁍ solo
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Âme solitaires
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Date d'inscription : 06/08/2016
Jeu 11 Aoû - 20:16
a moment later, everything was gone

Le silence. Assourdissant. Dans le noir. Plus de conversations pullulant à ses oreilles, plus de chaise raide, plus de raviolis, plus rien.
Foster ne comprenait pas, ne comprenait rien; la migraine pulsait à ses tempes, la douleur rampait le long de ses muscles, il était seul et perdu; encore une fois. Il se savait sur un lit, et toujours habillé, mais ça s'arrêtait là. Lentement, tentant (en vain) d'ignorer l'angoisse qui lui nouait la gorge, il tâta à côté de lui - pour trouver son sac, sa veste. Bon, c'était.. probablement une bonne nouvelle.

Pour l'instant, tout ce qu'il savait, c'était que rester coucher là était probablement la pire idée qui soit. Il n'avait qu'une envie : bouger, et qu'une peur : que l'angoisse prenne possession de lui. De plus, ses yeux commençaient à s'habituer à la pénombre - surtout qu'un peu de lumière filtrait au pas d'une porte.

Le plus silencieusement possible, il posa les pieds à terre et se releva, touchant tout ce qui était à sa portée - juste une table de chevet et le mur, pour le moment. Il avança, plus prudent que jamais, mais ses gestes étaient plus que maladroits, ses mains tremblantes et moites, et cette angoisse, bête noire qui hantait ses viscères, et la nausée, et son cœur qui ratait régulièrement des battements, sa vision qui lui faisait défaut (n'y avait-il pas eu un mouvement, là, juste à gauche ?), la sueur froide qui lui coulait dans le dos - il avait l'impression de devenir fou. La réalité était devenue comme absurde, et son instinct lui disait, hurlait, que tout ça n'était que le début.
Et, le truc, c'est que l'angoisse, il n'y croyait pas, mais son instinct, il lui faisait totalement confiance. Autant dire qu'il y avait aussi des larmes qui menaçaient de s'écouler sur son visage, et un torrent plutôt qu'une bruine.
L'Écossais se sentait véritablement pathétique.
Mais il ne pouvait pas s'autoriser à s'écrouler.
Alors, il cessa de se mouvoir, et se concentra sur sa respiration durant une dizaine de secondes, paupières closes. Inspirer. L'afflux d'air dans son thorax. Expirer. L'air qui s'échappait de son nez. Et encore. Une fois, deux fois, trois fois, sans s'arrêter jusqu'à ce que tout devienne plus supportable. Jusqu'à ce qu'il ne se sente plus sur le point de fondre en larmes.

Puis il ouvrit les yeux de nouveau, et reprit ce qu'il faisait, en étant moins gauche. Une fois qu'il eut fait le tour et qu'il était sûr d'être seul, il ouvrit la porte.
Dans cette pièce, il y avait une table de chevet, une table, une chaise, des étagères, une armoire, et.. une autre porte, qu'il s'empressa d'ouvrir. Cette pièce-là était nettement plus petite, ne comptant que des toilettes - sèches, il constata, ce qui le surprit - et un simple lavabo.
Par la suite, il jeta un coup d’œil à l'extérieur. Et ce qu'il vit lui fit l'effet d'un coup à l'estomac. Pleins de maisons, semblables à celles de laquelle il venait de sortir. Toutes alignées, comme des gamins qui se mettaient en rang. Et c'était désert.
Si son corps n'avait pas été aussi endolori, il se serait pincé pour s'assurer qu'il ne rêvait pas. Mais tout était bien cruellement réel.

Le pas lourd et l'esprit fourmillant de questions sans réponses - pendant une fraction de secondes, il se rappela la première fois où il s'était senti ainsi, puis chassa le souvenir aussi rapidement qu'il était venu -, il rentra dans la (sa ?) maison.
Ses émotions tourbillonnaient dans son crâne, un bordel sans fin qu'il ne songea même pas à démêler. Voilà qui n'allait pas arranger sa migraine - cette pensée le fit grincer des dents.

Il reprit son inspection, un peu plus poussée, ponctuant ses recherches de multiples jurons - il fallait bien qu'il se lâche d'une manière ou d'une autre, et c'était mieux que de taper dans le mur. Il trouva plusieurs objets - nourriture, couvertures, vaisselle... - mais ce qui lui donna vraiment envie de simplement retourner sur le lit dormir, fut ce sur quoi il tomba quand, finalement, il ouvrit l'armoire.
Plusieurs de ses vêtements favoris, quelques objets qui lui semblaient sans importance actuellement.

Il lui fallut tout le self-control dont il disposait pour ne pas se taper la tête dans le mur, ou éclater en sanglots. Quoique, il aurait probablement fait les deux.
Mais il resta simplement là, devant l'armoire, à scruter tout ça; encore et encore, tandis qu'une seule phrase se répétant en boucle dans son crâne; de plus en plus dissonante, comme un vieux disque rayé.

« Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? » finit-il par souffler.



(c) chaotic evil
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